Landbord

GRL SWIRL

une belle aventure humaine féminine

Si vous passez par la Californie, arrêtez-vous à Venice (pour visiter), mais pas que. Vous y rencontrerez certainement un groupe de filles sur des surfskates arpentant la promenade jusqu’au mythique skatepark.

Girl Swirl logo

Et tout commence par la Californie, haut lieux de la glisse... un peu comme d’habitude

venice beach californie

La scène se déroule à Venice, en Californie, un lieu emblématique où le skateboard est né en tant que prolongement direct du surf.

L’histoire de cette communauté commence par un besoin viscéral de sécurité et d’appartenance.

Avant la création du groupe, rouler seule en tant que femme était souvent une expérience intimidante, marquée par la nervosité et le harcèlement de rue.

Le Début de la revanche commence

Tout bascule lorsqu’une skateuse décide d’aborder d’autres filles avec une planche dans la rue, les invitant spontanément à rejoindre un groupe de discussion par SMS. L’ambition initiale était modeste : simplement rouler d’un point A à un point B pour aller boire un café. Lors de leur toute première sortie par une nuit de février, à la surprise générale, une dizaine de filles se présentent.

À cette époque, voir dix filles skater ensemble était un phénomène inédit. L’effet est immédiat : le harcèlement de rue laisse place aux acclamations des passants, transformant la vulnérabilité individuelle en une véritable force collective.

Et BIM !

L’image de ces filles roulant et tourbillonnant ensemble leur inspire alors un nom : « Girl Swirl », à l’image d’une glace à l’italienne. Plutôt rafraichissante comme idée.

Ce simple rassemblement hebdomadaire prend rapidement des proportions inattendues. Le groupe passe de 20, à 50, puis 100, et parvient même à réunir jusqu’à 200 personnes lors de certains rassemblements.

valaforge
Fondatrice de Girl Swirl

La communauté devient une « petite entreprise »

Gérer cette croissance devient presque un travail à temps plein pour les fondatrices, qui doivent organiser des réunions et créer du contenu plusieurs fois par semaine.

Cela fonctionne, leur compte instagram pousse rapidement avec de plus en plus de followers. Signe que d’une réussite toute tracée.

Pour assurer la survie et l’indépendance de leur mouvement, elles font un choix audacieux : investir leurs propres économies dans une collaboration officielle avec Carver, une marque pionnière et historique du surfskate. Cette collaboration enterre un peu plus leur communauté comme étant la plus sérieuse (tout en s’amusant). Leur notoriété explose.

Il en suit la création d’une planche co-brandée, et de leur propre ligne de vêtements, qui apporte à Girl Swirl une légitimité immédiate dans l’industrie du skate tout en générant les fonds nécessaires pour financer leurs activités communautaires en toute liberté.

WELL DONE !

Leur ancrage dans la culture de Venice culmine avec la création de leur propre festival de compétition de surfskate, soutenu par Carver et jugé par Jeff Ho, une véritable légende dans le milieu du surf et du skate.

planche de surfskate Carver et Girl Swirl

Aucune affiliation avec Landbord

planche surfskate Girl Swirl

Extraordinaire aujourd’hui la GRL SWIRL attitude s’exporte dans le monde

Aujourd’hui, l’histoire ne se limite plus à Los Angeles.

Face à la demande, Girl Swirl s’est exportée à New York, San Diego, Paris et Lisbonne. Au cœur de cette expansion, la mission reste stricte : chaque nouvelle branche doit non seulement organiser des sorties de groupe, mais aussi proposer du mentorat aux enfants. L’objectif est de leur enseigner la bravoure, la détermination, et cette capacité essentielle à échouer puis à remonter sur la planche.

C’est tout l’esprit de skate, communauté, entraide et bienveillance…

GRL SWIRL, c’est plus qu’une communauté girly

Ce qui n’était qu’un petit groupe de copines est devenu un refuge inclusif et un moteur de changement pour les skateurs noirs, métis, queers et non-binaires.

Les ondes de ce mouvement se propagent désormais à l’international, inspirant des jeunes filles depuis des petits villages en Italie jusqu’au Pakistan, prouvant à leurs familles qu’elles aussi ont le droit de rouler.

Comme le résume l’une des fondatrices, l’aventure Girl Swirl a permis de briser les habitudes de jugement entre femmes pour révéler l’immense pouvoir qu’elles détiennent lorsqu’elles travaillent ensemble.

Texte de sébastien « LandBord » (au passage, nous n’avons aucune affiliation avec GRL SWIRL, on en parle, parce qu’on aime le skate, les belles marques & les belles histoires)